► Sur les pas de Moïse et de Jésus en Jordanie et Terre Sainte

(du 15 au 25 octobre 2012)

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Au Jardin des Oliviers

Mémoire défaillante, j'ai l'habitude de griffonner. Jean-Luc m'a repérée et j'ai été commise d'office pour le journal du pèlerinage.
J'ai bien essayé de faire comme Moïse, « ma bouche est inhabile et ma langue     pesante (Ex 18, 10) », rien n'y fit.
Je vous emmène donc pérégriner...
                                Monique Athimon


Perros, Lannion, Saint-Brieuc, Lamballe, Roissy : tout le monde est présent.
Multiples contrôles, vol sans histoire, nous arrivons à Eilat, aéroport en plein centre de la ville, sur les bords de la Mer Rouge.

Mardi 16 octobre

On prend la route du Wadi Rum, montagnes abruptes, défilés, paysages âpres et le père entonne « Tu es le Dieu des grands espaces », le choc, on entre dans le Pèlerinage...
Nous chantons, sans complexe, « Le Dieu des longues routes, qui vient et nous libère. »
Nous, on est comme des enfants, avec nos petits foulards et nos sacs à dos, on est parti, pour ce qui est pour moi « le voyage d'une vie ».

Arrivés au site, nous grimpons dans des 4x4 préhistoriques et roulons sur du sable
ocre et rose d'où émergent des massifs de grès rouge et de granit.
Désert... en apparence seulement, car des graffitis sur des rochers témoignent d'un lieu de passage ancien de caravanes, puis apparaissent des dromadaires et ça et là des campements bédouins.
Un thé typique, « à la braise » nous est offert dans l'un d'entre eux.

Puis nous marchons dans le désert, tels les Hébreux avec Moïse et chacun apporte une pierre pour construire notre bétel. Les symboles, et ils seront nombreux, commencent. Nous chantons « Seigneur, nous irons avec toi au désert » et nous assistons à la messe : les textes parlent de réconciliation, nous sommes invités au «cœur à cœur » dans cette immensité, comme on est bien !
Nous reprenons, après le repas, « la route du désert » jusqu’à « Wadi Mussa »
village dominé par le Mont Aaron. C'est là que, selon la tradition, Moïse frappa par deux fois un rocher, d'où l'eau jaillit (deux fois et non une, son manque de confiance lui vaudra de ne pas entrer dans la terre promise). Nous écoutons le texte tiré du Livre des Nombres : « Les eaux de Mériba »

Mercredi 17 octobre

Après d'amples explications sur les Nabatéens, qui n'ont plus de secrets pour nous
maintenant, nous partons à la découverte du site de Pétra, citée caravanière, mais surtout immense nécropole.
Symphonie de couleurs, relief tourmenté de falaises, de hauts plateaux et de sommets déchiquetés, paysages fabuleux modelés par le vent, le sable et l'eau depuis des millions d'années !
Nous atteignons le Siq, une gorge spectaculaire, un défilé long de plus d'un kilomètre et étroit de trois à onze mètres qui constitue une voie sacrée.
Au bout de 20 minutes de marche, il débouche sur le Trésor « La façade du Khazneth » superbe tombeau creusé dans la roche qui marque l'entrée de la ville basse.
Nous découvrons les tombes royales, le théâtre, les habitations troglodytes...
Sous la voûte du « tombeau à l'urne », le mieux conservé, transformé en cathédrale par les Byzantins au 5e siècle, nous entonnons « Gloire à Toi... ».
Le pèlerinage reprend, nous sommes maintenant dans les restes d'une église byzantine du 6e siècle, redécouverte récemment et dont les bas-côtés sont recouverts de mosaïques. Nous y célébrons la messe. À nouveau un chant :
« Me voici vers toi, les bras tellement chargés des soucis de la journée, je les dépose en toi. »  On se sent léger, léger...
L'eau est le fil conducteur.
Après le repas les plus courageux marcheront une bonne heure, graviront 840 marches et découvriront des panoramas extraordinaires, des ravins vertigineux et arriveront au « Deir » monastère du 2e siècle à la façade colossale creusée dans le grès.
Nous grimperons encore et découvrirons une vue exceptionnelle : la faille du grand rift africain et la montagne de Hor (mont Horeb ou mont Aaron), où selon la tradition reposerait Aaron. Nous écoutons la Parole et redescendons, épuisés, par le Cardo Maximus.
En route, on s'accorde un jus de grenade et Jean-Luc sort sa flûte pour accompagner un Bédouin...

Jeudi 18 octobre

Lever 6 heures, prière du matin : « Dieu viens à mon aide », le père Le Rétif nous raconte son rêve : « les deux cruches et le chemin de la source », Phiras, notre guide, nous récite un poème sur sa bien-aimée.
Nous roulons, notre guide nous parle de son pays, des traditions, de sa foi avec beaucoup de chaleur : la Jordanie est un pays pacifique, une terre d'accueil où il existe une fraternité entre les religions : « nous sommes tous aimés de Dieu, c'est le bien qui va gagner sur la terre ».
Le Père enchaîne : « on prie Dieu de différentes manières, mais c'est toujours un Dieu de tendresse et d'amour qui veut notre bien », un poème s'en suit « ..Notre-Dame de la Clarté au cœur de l'humanité... » cela rime d'accord, mais, un peu chauvin notre curé ! ; Jean-Luc fait moins de jaloux : il arbore le drapeau breton, au moins c'est pour tout le monde !

Nous arrivons au site de Béthanie-au-delà-du-Jourdain. Par un sentier ombragé, nous cheminons vers les restes d'une église byzantine reposant elle-même sur des vestiges très anciens, au lieu même du baptême du Christ, dans un ancien bras du Jourdain.
« Peuples de baptisés marche vers ta lumière »
Au loin la coupole d'une église russe orthodoxe, « présent qui se mélange au passé pour faire un beau futur » nous dit Phiras. Grande émotion pour tous, silence palpable, nous descendons au Jourdain : certains recueillent de l'eau...
Le Jourdain, tant imaginé... en fait, en cette saison, un étroit cours d'eau chocolat qui coule entre deux haies de roseaux.
En face, le site côté israélien : de nombreux pèlerins, des chants, des baptêmes par immersion...
Nous célébrons en plein air sous un toit de roseaux.
Nous reprenons la route, notre chemin avec Moïse se poursuit.
« Tenons en éveil la mémoire du Seigneur, gardons au cœur le souvenir de ses merveilles » c'est ce que nous ferons durant tout ce voyage !

Direction Madaba, cité florissante, déjà à la période byzantine, nous visitons l'église
orthodoxe Saint-Georges du 6e siècle, célèbre pour sa carte de Palestine de 15 m sur 6 m en mosaïques, d'origine, maintenant incomplète, avec au centre Jérusalem.
La route des Rois nous offre à nouveau de sobres paysages accidentés de couleur ocre, et nous conduit au mont Nébo, objet de pèlerinages dès les premiers siècles du christianisme.
Splendide panorama sur la dépression du Jourdain, la terre promise, celle que vit Moïse avant de mourir.
Face au paysage, la croix monumentale du Christ autour de laquelle s'enroule le serpent d'airain de Moïse.
« Victoire tu régneras, O croix tu nous sauveras ! Rayonne sur le monde... »
Le chant a jailli spontanément de toutes nos lèvres.
Restes de l’ancien monastère, mosaïques...

Vendredi 19 octobre

Amman, ville très ancienne, devenue très moderne, un peu sans âme...
Phiras nous parle de sa religion et des musulmans en général.
Hélas ,nous ne pouvons visiter la mosquée du roi Abdallah, car elle est gérée par des fonctionnaires qui, le vendredi, ne l'ouvrent que pour les prières...
Si un groupe d’étrangers avait voulu visiter l'église de Perros, le père Le Rétif l'aurait ouverte Lui !!!
Nous nous rendons à la paroisse de Sainte-Marie de Nazareth où nous rencontrons l'évêque auxiliaire de Jordanie. Il nous parle de sa religion très minoritaire (4%, mais pas de « victimisation » des Arabes chrétiens), du succès des écoles chrétiennes... il nous donne un éclairage différent et complémentaire de celui de Phiras sur la Jordanie. « Le vent souffle, dit-il, on veut un printemps arabe vert, mais non rouge ». il termine en nous lançant un appel « aidez-nous à rester là où nous sommes, c'est là que nous sommes appelés à vivre notre foi, venez nous voir, allez dans nos hôtels, achetez... et ainsi vous nous aiderez »

Nous passons au lieu du Yaboch et arrivons à Jérash, cité antique aux influences grecques, romaines et byzantines, de taille modeste, mais superbement conservée.
Arcs de triomphe, grande place ovale d'où l'on découvre le temple de Zeus, large avenue à colonnades au pavement d'origine sophistiqué, les halles aux fontaines, le marché couvert, le nymphée, le théâtre à l'acoustique extraordinaire...
Au moment où le muezzin appelle à la prière nous entonnons l’hymne breton puis Phiras , « le monde est beau.. », nous continuons avec « le Dieu des grands espaces ». Dans le théâtre du sud nous « fraternisons » avec des joueurs de cornemuse : « Laudate Domine, hymne européen et frères Jacques » !

Notre périple en Jordanie se termine : nous quittons Moïse, Phiras notre guide poète et passons en Israël. C'est l'heure de la prière du soir et comme toujours un chant adapté : « J’étais dans la joie, alléluia, quand je suis parti vers la maison du Seigneur ». Il reflète nos pensées. Nous lisons la lettre aux Thessaloniciens et, sur les routes de Galilée, chantons « Magnificat » et « Marche avec nous Marie »

Nous arrivons chez les sœurs de Nazareth, au cœur du centre historique, un havre de paix ; nous célébrons dans une chapelle toute blanche dont le choeur est dominé par un grand Christ, filiforme, décharné, démesurément allongé.
« Ta lumière nous conduit, Tu nous mènes vers la vie... »
La lumière, elle jaillira de la ville que l'on découvrira le soir, sur la terrasse. Splendide panorama, la basilique moderne de l’Annonciation surmontée d'une coupole supportant un phare... quel Breton n'y serait pas sensible !

Samedi 20 octobre

Nous contournons Nazareth Elith, quartier juif, qui ceinture la ville ancienne sur les hauteurs et arrivons à Cana. Heureusement que « La Parole » nous accompagne, car le site est loin de nos représentations classiques ! On y retrouve néanmoins un Christ qui participe à l'activité humaine et Marie, sa mère, attentive aux choses de la vie qui intercède et nous dit : « Faites tout ce qu'il vous dira... »
Beau, mais difficile programme !

La route est verdoyante, des fleurs tropicales, des bananes... nous arrivons à Tabgha, prions dans son sanctuaire récent, réplique de la basilique du 5e siècle et qui en conserve les magnifiques mosaïques de fleurs, d'animaux et bien sur des pains et poissons qui font mémoire de la multiplication des pains. Sous l'autel, la pierre sur laquelle le Christ aurait déposé les pains.

Nous cheminons vers le lac de Tibériade  et sur le rivage, face au lac, nous célébrons la messe et nous aussi partageons le pain du Seigneur, hostie craquante trempée dans un vin parfumé, magie des lieux, les oiseaux chantent dans les roseaux, le lac, tel qu'il était il y a 2000 ans, Jésus aimait y venir, on le sent encore  présent !

Descente vers la Primauté de Pierre, chapelle moderne sur un sanctuaire plusieurs fois reconstruit.
Nous traversons le lac, faisons une halte au milieu en laissant le bateau dériver et accueillons les Textes là où ils furent vécus.
Nous arrivons sur la rive opposée, au kibboutz de Ein Guev, puis Capharnaüm, ville de Jésus et de Pierre. La maison de Pierre, de nombreuses fois remaniée, est recouverte d'un monument récent en forme de soucoupe volante... à côté les vestiges de la synagogue en pierres calcaires blanches, du 2e ou 3e siècle qui remplaça peut-être celle où Jésus alla prêcher et dont on voit encore le soubassement en basalte.
 
Nous grimpons (en car...) au mont des Béatitudes, site et jardin magnifiques dominant le lac. La chapelle octogonale évoque les huit enseignements de Jésus. Tout y respire le bonheur : « Heureux.... »
Nous rentrons à Nazareth, les cloches sonnent à toutes volées.

Le soir, les religieuses nous font visiter, sous le couvent, le « Tombeau du Juste », des fouilles remarquables autour d'une tombe juive pouvant être attribuée à Joseph et ressemblant à celle du Christ, avec une meule de pierre destinée à en masquer l'entrée.

Dimanche 21 octobre

Grasse matinée, petit déjeuner à 8 heures !
Selon les recommandations de « notre Père Le Rétif », nous partons, tout propres et tout beaux, en habits du dimanche, à pied, vers la basilique de l’Annonciation qui enchâsse la grotte de la maison possible de Marie et les restes des anciens sanctuaires.
Nous participons à une messe paroissiale très émouvante, le Père Le Rétif et le Père Corbel officient également : on se sent partie prenante d'une communauté universelle. À la communion, nous reconnaissons le « Plus près de toi mon Dieu » en arabe, la musique, elle aussi, est universelle, c'est un lien pour tous les peuples.
À la sortie sur l'esplanade un chaleureux café turc nous attend, un exemple à suivre !
 
Après le déjeuner, compte tenu de la route et du temps qui presse, nous entamons en taxis l'ascension du Mont Thabor. La basilique de la Transfiguration avec ses deux tours carrées surmontées de trois coupoles est bâtie sur le site où Pierre, Jacques et Jean avec Moïse et Élie, saisissent la splendeur divine de Jésus qui annonce un monde nouveau.
Nous écoutons le récit de la Transfiguration et sur la route du retour récitons notre prière du soir.

Après dîner rencontre avec une Palestinienne chrétienne. Elle nous fait sentir la complexité des problèmes de coexistence avec l’État d'Israël et la souffrance du peuple palestinien.

Lundi 22 octobre

Nous entrons en Samarie, plaines riches, puis dans les territoires palestiniens avec les barbelés autour des colonies israéliennes...
La citadelle de Massada, véritable nid d'aigle, se dresse au bord de la Mer Morte.
Refuge des derniers Zélotes, des Juifs du monde entier viennent comme en pèlerinage dans ce lieu où s'exprima il y a deux mille ans la détermination inébranlable de leur peuple.
Nous en parcourons le site saisissant : casernes, entrepôts, thermes romains et palais, bains rituels des Zélotes, fortifications, machines de guerre romaines le tout par 35 à 40°C.
Nous longeons la Mer Morte pour atteindre Qumran où furent découvertes en 1947 des amphores contenant des rouleaux de peau : les manuscrits de la mer Morte.
Grottes dans les collines ocre...
Nous descendons vers la Mer Morte à 400 mètres au-dessous du niveau des mers, un bain s'impose !
Campements bédouins, étendues désertiques... nous nous approchons de Jérusalem et chantons avec beaucoup d’à-propos : « J'étais dans la joie, alléluia, quand je suis parti vers la maison du Seigneur. »
La ville nous apparaît à la nuit tombante dans toute sa splendeur et sa richesse architecturale.
Nous entrons à pied dans le quartier chrétien par la porte de Jaffa qui perce la muraille illuminée dans la nuit. Par des ruelles très colorées, nous atteignons le couvent Sainte-Thérèse tenu par les sœurs maronites.

Endroit privilégié, cour intérieure, fontaine...
La messe n'ayant pu être dite dans le désert de Judée à cause de la nuit, sera célébrée au couvent. Nous y écoutons le texte de la Tentation de Jésus au désert. Le pinacle du temple, que nous a fait découvrir au loin le Père Le Rétif, nous rend l'évangile plus proche.

Mardi 23 octobre

Nous partons vers Bethléem, « aujourd'hui c'est Noël » nous dit le Père.
Le Mur et les barbelés nous refroidissent.
Par une grande cour pavée, nous pénétrons dans la basilique byzantine de la Nativité, qui ne fut pas détruite par les Perses, car les rois mages figurés sur les parois étaient habillés selon leurs coutumes !
Église grecque orthodoxe, sombre et chargée... Nous descendons dans la grotte de la nativité : de l'émotion malgré la décoration surchargée du lieu !
L'église Sainte Catherine, latine, jouxte la basilique de la Nativité : un groupe y chante avec conviction « Les anges dans nos campagnes » dans une langue inconnue.
Un escalier nous conduit à la grotte de Saint Jérôme : nous y écoutons la lecture de la Nativité.

Au Champ des Bergers, nous célébrons la messe dans une très belle grotte. L'atmosphère y est douce et recueillie. « Aujourd'hui dans notre monde le Verbe est né, l'amour est plus fort que nos misères », « devenons ce que nous recevons », des paroles dont on s’imprègne.
Déjeuner chez le Père Yacoub, prêtre melkite catholique et curé de paroisse, suivi d'un temps de rencontre. Lui aussi nous dit : « Votre venue est importante, vous nous faites vivre »

Nous montons au Mont Sion.
Au rez-de-chaussée d'un bâtiment du moyen-âge est vénéré le tombeau de David.
À l'étage, le Cénacle : le Christ y a pris son dernier repas : beaucoup de monde…
Nous marchons vers l'église de la Dormition et descendons dans la crypte.
« La Vierge endormie » nous accueille. Gisant très sobre, beaucoup sont émus : « Vierge sainte, Dieu t'a choisie ».
À Saint-Pierre au chant du coq, des grottes... vraisemblablement des cachots du temps de Jésus et au loin le spectacle de Jérusalem dont les lumières brillent au crépuscule.
Nous rentrons, le Père Le Rétif nous raconte quelques histoires savoureuses, nous rions de bon cœur... cela nous fait du bien, on commence à saturer !

Mercredi 24 octobre

De bonne heure, nous descendons vers le « Mur Ouest ».
Beaucoup d'émotion, nous y prions, nous aussi, avec les Juifs.
Nous montons vers la ville Haute, et arrivons sur la belle esplanade du Temple, dite aujourd’hui des Mosquées, tant imaginée... C'est un lieu chargé d'histoire pour le peuple juif, les chrétiens, mais aussi pour les musulmans, avec la superbe Mosquée du Dôme de la Roche, étincelante au soleil, mais interdite aux visites.
Nous cheminons tranquillement, les yeux écarquillés.

Nous descendons vers la vallée du Cédron avec une vue sur le plus ancien et le plus vaste cimetière juif, atteignons le village de Siloé et montons au Carmel du Pater où est gravé le long des murs le « Notre Père » en 62 langues, dont le Breton ! Sous l'abside, la grotte, où selon la tradition, Jésus enseigna. Le Père nous invite à confier au Seigneur toutes les intentions qui sont dans nos cœurs : elles furent nombreuses… Nous remontons dans la chapelle des Carmélites, chantons avec conviction « Nann n'eus ket e Breiz... » et le Pater en breton.
 
Direction l’église du Dominus Flevit qui marque l'endroit où Jésus pleura sur Jérusalem.
Le panorama embrasse toute la ville.

Le jardin de Gethsémani avec ses magnifiques oliviers séculaires, puis la basilique des Nations qui abrite le rocher sur lequel Jésus aurait passé les heures qui précédèrent son arrestation. « O croix dressée sur le monde »...

L'après-midi, au milieu d'un grand parc, le mémorial de Yad Vashem : allée des Justes, chambre de la mémoire, bouleversant Mémorial des enfants, puissante sculpture à la mémoire d'un médecin polonais, protecteur des enfants au ghetto de Varsovie.

Nous reprenons « Malouf Brothers » : le Père nous explique, croquis à l'appui « Le Golgotha » cela nous sera bien utile un peu plus tard...
Église Sainte Anne, superbe église romane, dans sa pureté conservée. Devant la statue de Marie et de sa mère nous entonnons : « Sainte Anne O bonne mère, l'hymne breton, Jubilate, Gloire à toi qui était mort, Qui de nous trouvera.. » : nous chantons sans fin.

Nous commençons notre marche le long de la Via Dolorosa. Nous débutons notre Chemin de Croix dans les rues animées, grouillantes d'une foule dense : difficile d'imaginer Jésus marchant vers sa mort !
Étape ultime, la basilique du Saint Sépulcre, qui enserre le Golgotha. Par un escalier très raide, on parvient à son sommet où on vénère le rocher où fut plantée la Croix : chapelle orthodoxe très chargée ! Puis au niveau de la basilique, une imposante et très belle mosaïque devant laquelle se trouve la pierre de l'onction, parfumée tous les matins, qui évoque l’endroit où le corps du Christ aurait été embaumé avant d’être enseveli. Nous progressons vers la rotonde de l’Anastasis avec au centre le tombeau du Christ. L'édifice comporte deux pièces successives comme dans les sépultures juives ; dans la seconde, la table de pierre où son corps fut déposé : nous nous y succédons rapidement, « poussé » par un moine orthodoxe. Atmosphère pesante...
Nous nous enfonçons ensuite dans la crypte de Sainte Hélène, chapelle franciscaine sobre, sur le lieu où Sainte Hélène aurait trouvé la vraie Croix.
De très belles mosaïques y représentent les grandes églises de l'époque byzantine. Lieu de paix, nous chantons « Vivons en enfants de lumière », des paroles qui, encore, nous vont droit au cœur.
« Gardez confiance, ouvrez le livre, voici le temps d’espérer le Seigneur, de trouver Jésus-Christ. »
Silence profond, puis éclate « O Croix tu régneras, Seigneur tu nous sauveras ».

Notre pèlerinage s'achève par la messe de la Résurrection chez les sœurs maronites.
Après dîner, dernière action de grâce pour ce que nous avons vécu « avec nos yeux, nos oreilles, nos pieds, mais aussi entre nous » : ambiance chaleureuse, tables ouvertes, chacun ayant le souci de l'autre…
Ce voyage tant espéré prend fin : comblée au-delà de mes espérances, la Parole résonnera en moi de toute autre manière.
Un grand merci au Père Le Rétif  qui fut un guide spirituel et touristique exceptionnel. Bien que très dociles nous l'avons épuisé : dans un tunnel en quittant Roissy, il voyait les strates des différentes constructions, comme sur les murs de Jérusalem... il y percevait même un semblant de construction byzantine !
Merci au Père Corbel pour sa sollicitude et son témoignage de foi.
Merci à Jean-Luc qui nous a « maternés » : et nous, on s'est bien laissé faire !

Monique  Athimon


Vous pouvez lire ici le témoignage d'un autre pèlerin.

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